Lyme: que dit le plan national?

Maladie de Lyme, enfin une réaction de l’état

La maladie de Lyme, n’a jamais fait autant parler. Le combat des malades, le travail des associations et d’un grand nombre de médecins a fini par payer.
Afin d’éviter un nouveau scandale sanitaire et d’apaiser l’opinion publique.  Le ministère de la santé et des affaires sociales de Marisol Touraine, à dévoilé fin septembre, “un plan de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques”.

Ce plan s’articule autour de 5 axes et 15 actions, le plan a été réalisé conjointement par le ministère, les associations de patients et les professionnels de santé. Ce plan prévoit également, la création d’un comité de pilotage qui se réunira deux fois par an, afin de faire le bilan de ces mesures et éventuellement des rectifications.

Quel sont les 5 axes stratégiques de lutte contre la maladie de Lyme?

  1. Améliorer la surveillance vectorielle et les mesures de lutte contre les tiques.
    Le plan prévoit: Il s’agit de fédérer les initiatives menées par plusieurs équipes de recherche, en lien avec les travailleurs des bois et forêts sur le terrain pour : Renforcer la surveillance des tiques et élaborer une cartographie du risque et de la répartition des tiques en France (action 1) .Évaluer les mesures de lutte les plus efficaces contre la prolifération des tiques (action 2) ; Tester l’efficacité des répulsifs contre les tiques et préciser les modalités de leur utilisation, notamment pour les travailleurs (action 3). Ces connaissances doivent permettre d’orienter les actions de prévention mais également de développer une application smartphone destinée au grand public, pour signaler les morsures de tiques, à l’instar du dispositif existant pour les moustiques.
  2. Renforcer la surveillance et la prévention des maladies transmissibles par les tiques.
    Le plan prévoit: L’objectif est de généraliser la surveillance épidémiologique des maladies transmissibles par les tiques en France (action 4), afin d’en évaluer l’évolution mais également de mieux orienter les actions de prévention. Les actions d’information et de prévention à destination du grand public sont renforcées en lien étroit avec les associations.  Information des promeneurs et des randonneurs à l’orée des forêts et des sentiers de randonnée (action 5), en partenariat étroit avec l’Office national des forêts (ONF), les organismes chargés de l’entretien des bois et forêts et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ; Mise en place d’actions locales d’information du public et de formations des professionnels de santé par les agences régionales de santé, dans le cadre des projets régionaux de santé (action 6);  Mise à jour des messages et des supports d’information, en lien avec les associations
     
  3. Améliorer et uniformiser la prise en charge des malades.
    Les malades de Lyme doivent se battre afin que la maladie de Lyme soit reconnus, pour avoir une meilleure prise en charge de leurs parcours de soin.
    Le plan prévoit: Pour lutter contre l’« errance médicale » dont souffrent certains patients et améliorer la prise en charge des malades, la Société des pathologies infectieuses de langue française (SPILF) va être chargée de piloter, en lien avec les sociétés savantes concernées (neurologie, dermatologie, rhumatologie, microbiologie…) et en concertation avec les associations, l’élaboration d’un bilan standardisé des infections transmissibles par les tiques (action 8) et d’un protocole national de diagnostics et de soins (PNDS) (action 9). La mise en œuvre de ce PNDS sera assurée notamment par des centres spécialisés de prise en charge qui seront désignés dans chaque région et organiseront des filières de soins adaptées en lien avec les professionnels du premier recours La HAS a été saisie en juin 2016 afin qu’elle propose des critères médicaux de l’admission de la maladie de Lyme dans la liste des affections longues durées (ALD) et recommande les actes et prestations nécessaires pour la prise en charge de cette maladie.(action 10).
  4. Améliorer les tests de diagnostiques.
    Depuis de nombreuses années, les tests de diagnostique de Lyme font débat avec de nombreux faux négatif, qui pour certain parte à l’étranger pour se faire dépister.
    Le plan prévoit: L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et le Centre national de référence (CNR) poursuivront l’évaluation de la performance des kits déjà disponibles sur le marché (action 12) ainsi que l’évaluation de la bonne interprétation des résultats par les laboratoires de biologie médicale (action 11).
  5. Mobiliser la recherche sur les maladies transmissibles par les tiques.
    Par le passé la recherche contre les maladies transmissibles par les tiques, mobilisait très peu de chercheurs ou de médecins.
    Le plan prévoit: Afin d’améliorer les tests diagnostiques disponibles sur le marché, l’Institut Pasteur engagera, en lien avec les laboratoires de la recherche en santé animale, des travaux pour développer de nouveaux outils de diagnostic (action 13). Le projet « Oh ! Ticks ! » permettra de mieux connaître les agents pathogènes susceptibles d’être transmis par les tiques pour en faire le diagnostic. (action 14). Enfin, pour améliorer nos connaissances sur les maladies transmises par les tiques, le ministère des Affaires sociales et de la Santé encouragera la mise en place d’une cohorte prospective de suivi des patients (action 15).
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