Les soignants hospitaliers à bout de souffle

L’hôpital est à bout de souffle et en première ligne de ce grand malaise les soignants, infirmier(e)s, aide-soignants et depuis quelques temps ce mal touche de plus en plus de médecins.
La faute est due en grande partie aux économies, coupes budgétaires ou encore aux manques de personnels et un ministère de la santé qui fait la sourde oreille. 

Souffrance du personnel hospitalier 

Le mal est très profond entre les soignants, leurs directions et en haut lieu, le ministère de la santé de Marisol Touraine.
Le personnel hospitalier de l’infirmière à  l’ASHQ, est complètement à bout de souffle, épuisé, en souffrance.
Dans le collimateur les coupes budgétaires faites par les directions des hôpitaux, qui ne souhaitent plus embaucher, remplacer les départs en retraite ou les personnes en maladies. Ce qui crée un manque de personnel récurrent et des situations que l’on peut qualifier d’irréelles, comme cette infirmière qui doit gérer 50 patients seule en garde de nuit ou encore ces aides-soignantes qui ne peuvent donner qu’une seule douche par mois à leurs patients, ces exemples ne sont malheureusement pas isolés, d’autres témoignages dans des journaux ou sur des pages Facebook comme celle du collectif AP-HP- santé indignée.
Beaucoup de soignants voient leurs conditions de travail se dégrader, en voyant les hôpitaux où ils travaillent devenir des usines, une course contre la montre quotidienne et une prise en charge des patients qui se dégrade avec lesquels ils n’ont quasi plus le temps d’échanger, réconforter ou voir quels sont leurs besoins.
Autre problème de ce manque de budgets, les heures supplémentaires qui ne sont plus payées et les RTT souvent non prisent par manque de personnels ou encore le matériel qui tarde à être remplacé.

Harcèlement, burn-out et suicide dans les hôpitaux 

Dans beaucoup de milieux professionnels, les entreprises lancent des plans afin que leurs salariés se sentent le mieux possible.
À l’hôpital c’est tout le contraire entre harcèlement, burn-out et même suicide sur le lieu de travail, aucune mesure n’est prise pour une meilleure répartition des effectifs, du temps de travail, des budgets, les patients doivent être soigner et non le contraire.
Ce qui conduit de nombreux soignants à se mettre en arrêt maladie, tellement qu’ils sont épuisé physiquement ou psychologiquement.
Mais parfois des drames se déroulent comme le suicide de ce cardiologue au sein de l’hôpital Pompidou révélateur de ce grand dysfonctionnement, mais surtout d’un grand malaise entre soignants et directions hospitalières.
Mais depuis ce drame la colère gronde, beaucoup de personnels sortent de leurs silences et l’association Jean-Louis Mégnien dénombre une augmentation des témoignages d’harcèlements, parmi les hôpitaux publics les plus toucher: Amiens, Paris, Lyon, Bourgoin-Jallieu, Toulouse.

Que fait le ministère de la santé?

Voilà une question que beaucoup se pose, lui reprochant d’être présente pour se montrer devant les caméras, mais d’être très peu à l’écoute du personnel soignant.
Depuis la première vague de suicide très peu de choses voir aucune non été faite, pour comprendre le mal-être actuel dans les hôpitaux, et les approximations de Marisol Touraine qui renvoi au cadre privé et non professionnel ces suicides.
Dernier reproche en date à l’encontre de la ministre de la santé sa communication catastrophique lors de l’épidémie de grippe où elle a le plus souvent sous-estimé le nombre et les besoins des soignants pour mieux gérer ces gros pics de patients.
Depuis plusieurs mois des demandes comme le renouvellement du matériel dans plusieurs hôpitaux, une meilleure gestion du personnel avec des embauches, répondre aux problèmes de fatigue sont rester sans réponse.
Dans un récent sondage d’Harris pour le Figaro, 2 français sur 3 trouvent que le système de santé c’est dégradé et jugent sévèrement la politique santé du quinquennat du président Hollande.
Pour se faire entendre une nouvelle fois, une grande manifestation sera organisée le 7 mars à Paris, avec l’espoir d’être enfin entendu et que de réelles mesures soient prises. Mais aussi de faire remonter leurs revendications à un peu plus de 40 jours de l’élection présidentielle.

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Sébastien De matos

Conseiller santé - Conseiller fleurs de Bach - Blogueur

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