La phrase du 11 août 1969 – La nouvelle histoire d'Orador

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Heinz Lammerding, chef de la Division SS, Das Reich, responsable des masses à Tulle et à Oradour-sur-Glane, tente de rétablir son image. Jacques Derogy rétablit la vérité.

La montée du cas de l'évêque auxiliaire à Munich, Mgr Matthias Defregger, responsable de l'exécution de dix-sept otages dans un village italien des Abruzzes en juin 1944, vient d'arriver en France. Ici, en effet, le scandale de l'impunité de l'ancien général SS Lammerding, dont la division Das Reich était particulièrement illustrée par les atrocités de Tulle et d'Oradour, a été relancé. Un quart de siècle plus tard, Heinz Bernard Lammerding, qui devint entrepreneur à Düsseldorf, anima non seulement une union d'anciens SS, la réhabilitation.

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Lors de leur dernière réunion à Brive, les organisations de résistance non communistes en Corrèze ont demandé à M. Roland Dumas, ancien député local, doit enquêter sur la possibilité d'une action en justice qui permettrait enfin la comparution de Lammerding, trois condamnés à mort par contumace, mais jamais extradés.

L'esprit était si chaleureux lors de cette réunion que le maire de Beynat. M. Michel Bemical, envisageait la formation d'un "commandement d'amélioration comme pour Eichmann ou Argoud". Ses camarades ont préféré constituer une délégation auprès du ministère de la Justice et des Affaires étrangères pour demander l'ouverture d'une nouvelle procédure.

Souriez avec bonhomie

Cette approche repose sur deux faits nouveaux: une conversation que Lammerding a récemment confiée à deux historiens français; la rencontre à Paris d'un ancien combattant de la résistance et d'un porte-parole des SS.

Auteurs d'un livre sur l'occupation et la libération du Limousin, du Périgord et du Quercy, R 5 édité par Presses de la Cité, MM. Georges Beau et Léopold Gaubusseau ont approché et interrogé le général qui avait jusqu'ici évité toute interview. L’interview a eu lieu en janvier dans un hôtel bavarois qui a fait l’éloge de ce rêve: "Nous rêvions de rêver. Quel homme de 64 ans, ce grand-père au sourire presque débonnaire, à la voix faible qui contraste avec sa silhouette, était ce sinistre général? … "

Les auteurs voulaient "savoir qui a ordonné la suspension de Tulle et pourquoi le massacre a été commis à Oradour" "Nous publions les résultats de notre enquête et nous nous sommes abstenus de toute déclaration des anciens dirigeants de la SS, le lecteur jugera. "

Les anciens combattants de la résistance réunis à Brive ont à leur tour noté que MM. Beau et Gaubusseau ont poussé l'objectivité à la naïveté. L'un d'entre eux, M. René Jugie, qui avait accepté de participer à leur enquête et même de rencontrer le porte-parole de la SS, explique dans le numéro d'août de La voix de la résistance : "Il est regrettable que certaines omissions ou certains commentaires donnent l’impression que Lammerding est complètement blanc."

Exemple: pour MM. Beau et Gaubusseau, qui reproduisent sans réserve la biographie que l'ancien général leur a personnellement donnée, Lammerding était étranger en 1944: "Ingénieur formé à la construction, en février 1934, il fonde l'école d'ingénieur de Hoxter"

Le lecteur ne saura pas que l'école de Höxter était celle des troupes de choc nazies S.A .; que Lammerding, qui rejoignit la SS en 1931, contracta en avril 1935 un engagement de quinze ans auprès de la SS, où il devint en 1940 le premier chef d'état-major; qu'il a entrepris la campagne de la France à la tête de "Totenkopf", ces unités de "crâne" qui fournissaient les gardes dans les camps d'extermination; qu'il fut choisi par Himmler pour commander la bataille contre les partisans en Russie, puis la division blindée SS Das Reich, reconstituée dans le sud-ouest de la France, où il reçut au printemps 1944 Ritterkreuz, la plus haute distinction allemande.

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accidents de cours

Toutefois, ces détails figurent sur la feuille SS 247 062 publiée en 1968 dans Commerce et crime pendant l'occupation (Fayard) par un autre enquêteur, Jacques Delarue, commissaire à la police judiciaire. Les intervieweurs du général SS n'ont pas mentionné le travail de cet auteur, un ancien combattant de la résistance qui avait utilisé des méthodes de recherche criminelles historiques pour mettre cinq ans à établir la responsabilité personnelle de Lammerding dans la série des charniers. des incendies que Das Reich a mis méthodiquement en route pour sa marche des Pyrénées en Normandie.

Au contraire, ils ont sans doute de bonne foi utilisé pour isoler de leur contexte les relations avec Tulle et Oradour, considérés comme des "accidents évidents", certainement injustifiés mais plus ou moins motivés par l'action de FTP et pour contester les "faits nouveaux", qui avait donné M. Jean Montalat, adjoint au maire de Tulle, a eu l'occasion de rouvrir le dossier Lammerding l'année dernière à l'Assemblée nationale pour que les poursuites reprennent en Allemagne.

Ces "nouveaux faits" présentés par M. Delarue concernaient essentiellement la présence de Lammerding à Tulle le 9 juin 1944, le matin de la suspension, organisée par son officier des services de renseignement Kowatsch, de vingt-neuf otages choisis cet après-midi par le chef de la Gestapo locale, Walter. Cette présence, niée par l'intéressé, a été attestée par: les réflexions de Kowatsch sur le préfet Pierre Trouillé; témoignage du docteur Schmidt, médecin dans la garnison allemande; une confession de Walter à l'abbé Jean Espinasse (qui a pu obtenir le pardon des 21 derniers otages); l'ordre du jour de la division, daté du Modern Hotel, à Tulle, le 9 juin 1944 à 13 heures. 12h15; et enfin l'écriture de l'affiche annonçant la suspension de "cent vingt maquisards ou leurs complices".

Cette affiche anonyme répétait mot par mot une note suggérée quatre jours plus tôt par Lammerding: «Pour chaque Allemand blessé, trois terroristes seront pendus (et non par balle) et pour chaque Allemand tué, dix» …

Dans ta main

Les auteurs de R 5 a trouvé d'autres témoins, selon lesquels Lammerding serait arrivé pour la première fois dans la soirée, à la suite des exécutions, dont la "décision l'a évité" en raison de l'impossibilité de le joindre par radio.

Mais ils n'ont trouvé aucune trace de la note Lammerding du 5 juin, dont leurs interlocuteurs ne se sont pas souvenus, ni de l'ordre du jour dicté le 9, mais "rendu inutile" par le nouvel ordre de corps arrivé à 17 heures. 18:00.

Ces documents existent réellement et ces derniers ont même été corrigés à la main pour tenter de falsifier le planning, validant ainsi l'absence du SS General avant le coup d'envoi. Ce qui, en revanche, est introuvable, d'après l'aveu même de l'auteur, est le prétendu septuple rapport de Kowatsch sur des "maquisards" pendus à Tulle (en otage). C’est aussi ce qu’aurait écrit le colonel Stadler, commandant du régiment Der Führer, demandant à son supérieur, Lammerding, de sanctionner le major Dickmann pour avoir violé ses instructions en rasant Oradour le lendemain après avoir prétendu reprocher à un SS. officier. kidnappé par la brousse à 50 km: 241 femmes et 202 enfants brûlés vifs dans l'église …

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Excès de zèle

C'est maintenant sur ces deux documents fantômes que repose tout le système de défense de Lammerding. Et c'est sur deux disparus, Dickmann, décédé en août 1944 devant Falaise, et Kowatsch, à l'automne de mars 1945 à l'est, qui, dans son entretien, nie toute responsabilité pour cet "excès de zèle". Au cours de cet entretien, il était accompagné de son premier chef d'état-major, le colonel Stückler, présent à Tulle, et du successeur de Stadler, le colonel Otto Weidinger, qui alternait cette nuit-là entre Limoges. et Tulle.

Weidinger est présenté comme un cinquantième éminent engagé dans la recherche historique. En effet, c'est l'homme qui tente depuis quinze ans de réhabiliter la Waffen SS avec des livres, des articles et des "contacts personnels et humains".

Tatoué sous l'aisselle gauche aux lettres de son groupe sanguin, officiellement pharmacien à Aalen, il a, à leur insu, demandé la recherche des auteurs français. R 5, avec l'aide d'un de leurs relations à Hambourg, le professeur Helmut Grützmacher, en tant que correspondant. Ce faisant, il les a appâtés avec des lettres de Stückler puis de Lammerding, qui ne pensait pas avoir écrit le 28 avril 1968, "qu'une action en justice contre Delarue pourrait être utile". Plus utile, en effet, l’occasion offerte à Weidinger par l’un de ses admirateurs français, M. Marcel Dufresnes, qui l'avait invité à son château de Vimoutiers (Orne) pour organiser une rencontre avec MM. Gaubusseau et Jugie. L'entretien a eu lieu le 17 mai dans les barricades d'une semaine à l'hôtel Gambetta, 12, avenue du Père-Lachaise, et s'est poursuivi dans le bureau de M. Geouffre de La Pradelle, avocat des essais collaboratifs.

Dans le bulletin de l'ancien SS, Il bénévoleEn juillet 1968, Weidinger a retiré la moralité de cette initiative qui devait rester secrète: "L’échange d’arguments a été réfléchi avec une objectivité remarquable et un manque de ressentiment … Les deux sujets brûlants, Oradour et Tulle, La manière dont ces sujets a été soigné, a montré la volonté des deux parties de se mettre dans la position de l’autre et de comprendre son point de vue. Que la blessure profonde infligée par la Division RD et l’opposition est guérie peu à peu … Premier pas vers la réconciliation. "

Du fil à l'aiguille

Le 21 juillet 1968, Lammerding et ses anciens chefs d’état-major se sont rencontrés pour finaliser leur version finale des événements, comme en témoigne R 5 et Weidinger a continué à exploiter depuis lors: "Toutes les interventions de la division n'étaient que des réactions en réponse à des crimes de résistance."Frankfurter Round Show2 juillet 1969).

"Le front de l'église à Oradour était entièrement constitué de jeunes Alsaciens (inscrits), tandis que les Allemands étaient responsables soit de l'exécution des hommes, soit des mesures de sécurité. Ce sont donc les Français qui ont participé au meurtre de femmes et d'enfants, quelle tragédie pour la France. ! ”(Lettre ouverte à express17 juillet 1969.)

"Nous espérons que la jeunesse française pourra se faire grâce à cette histoire pour une idée précise du rôle des Waffen SS & # 39;" (Préambule à un livre sur Das Reich).

C'est ainsi que peu à peu les Français partagèrent avec l'Allemagne nazie la responsabilité du massacre d'Oradour.

Nous le voyons bien: libérer les responsabilités de Lammerding va au-delà de l'affaire Lammerding elle-même.

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