Catastrophes: des inondations menacent la vie de 65 000 Suisses – Suisse

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Catastrophes: des inondations menacent la vie de 65 000 Suisses – Suisse assurer sa rénovation

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En Suisse, plus de 65 000 personnes, 100 écoles et 10 hôpitaux se trouvent dans une région où les inondations peuvent menacer des vies et causer la destruction soudaine de bâtiments. C'est ce que révèlent les cartes de catastrophes naturelles élaborées par les cantons. La cellule d’étude et les journalistes de Tamedia ont été analysés et assemblés pour la première fois sur une carte nationale.

Ces cartes, qui couvrent plus de 97% du territoire, révolutionnent la vision des aléas naturels qui pèsent en Suisse. Surtout grâce à l'utilisation de modèles informatiques qui les rendent beaucoup plus précis. Ils montrent qu'environ un million de Suisses vivent dans des zones où les inondations peuvent causer des "dommages matériels". Ces zones à risques contiennent également plus de 200 000 bâtiments et un tiers des emplois du pays.


Vivez-vous dans une zone de danger?

Pour le savoir, consultez notre outil interactif:

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La menace des plongées

Et ces menaces sont loin d’être théoriques. En janvier 2018, la Suisse romande a ressenti de fortes craintes dans le canton du Jura et de Vaud, en particulier après les fortes pluies. Dans la plaine de l'Orbe, les plongées érodées près de la prison de Bochuz (VD) ont dû être fortement renforcées avec des pièces métalliques.


Des tôles métalliques renforcent la digue du Rhône à Fully (VS).

Dans la plaine du Rhône valaisan, des barrages affaiblis sont actuellement consolidés, ce qui présente un risque de rupture. "C'est une situation potentiellement mortelle", prévient Tony Arborino, responsable de l'Office cantonal de la construction du Rhône. "Les plongées en Suisse ont 150 ans. Un barrage, il doit être épais et dense, mais nos plongées sont fines et poreuses. Elles peuvent s'échapper." Les communes les plus menacées en Suisse sont toutes situées en Valais, avec un record à Fully, où 5 000 des 9 000 habitants vivent dans la zone rouge, le risque d'inondation le plus élevé.

Terre en danger

Naturkatekort montre à quel point la Suisse a construit sur des terrains à risques. Dans la seconde moitié du 20e siècle, l'essor économique et l'absence de règles de développement ont coïncidé avec l'absence d'inondations majeures pendant 40 ans. Ce n'est que dans les années 1990 que la Confédération a réagi en demandant aux cantons de répertorier les risques naturels.

Aujourd'hui, ces cartes sont presque finies. Notre outil en ligne interactif permet à quiconque de savoir si son lieu de résidence est situé dans une zone de danger élevé, moyen ou faible en cas d'inondation ou d'avalanche. Selon la définition du ministère fédéral de l'Environnement, le niveau élevé signifie que "les personnes sont en danger à l'intérieur et à l'extérieur" et que "nous devons nous attendre à une destruction soudaine des bâtiments". Le niveau moyen signifie que des personnes peuvent être en danger à l'extérieur des bâtiments, mais "une destruction soudaine est peu probable". Le niveau bas annonce un danger "presque inexistant" pour l'homme, mais des "dommages matériels" peuvent survenir.

Inondation à Berne en mai 2015.

La convergence estime à 50 milliards de francs la valeur de la protection existante contre les risques naturels. Chaque année, le gouvernement et le secteur privé dépensent trois milliards de francs supplémentaires. À Châtel Saint-Denis (FR), la création d'un site d'enfouissement de 2,58 millions de déchets – une sorte de fosse en pierre et en tronc d'arbre – a permis de sécuriser une école primaire potentiellement menacée par une rivière de Veveyse . L'école d'ingénieurs de Zion, située dans la zone rouge, a été protégée de l'inondation par un canal de Zion.

Mais il faudra encore beaucoup investir dans des abris pour toutes les populations en danger. Ainsi, en Valais, la restructuration de la plaine du Rhône entre Saint-Léonard et Vétroz, qui devrait faire l'objet d'une enquête d'ici deux ans, coûtera environ 500 millions de francs.

Même considéré comme une priorité, certains travaux de sécurité ont été retardés. À Granges (VS), entre Zion et Sierre, la réparation des plongées dans le Rhône, qui devrait s'achever en 2015, vient de commencer.

La stratégie nationale contre les catastrophes naturelles suppose que les déficits de protection soient comblés d'ici 2030. Mais cet objectif ne peut être atteint, reconnaît Bruno Spicher, président du comité d'experts de Planat, qui conseille la convergence dans ce domaine: en fait "


Quatre points chauds sur la carte des risques naturels

À l'Université de Lausanne, protection de 70 millions


Extrait de la carte des risques naturels montrant le site de Dorigny.

Trois bâtiments de l'Université de Lausanne se situent dans une zone de grand danger fluvial. Y compris le château Dorigny, qui fait partie de la direction et de l’institut suisse de droit comparé, construit en 1981. La menace est l’inondation du sous-sol par une inondation soudaine de la Chamberonne, alimentée par une violente tempête à l’ouest de Lausanne et le ruissellement d’eau dans une région urbanisée depuis 40 ans.

"Un projet majeur de sécurité et de renaturation est actuellement à l'étude", en particulier pour développer le secteur des chambres dans le secteur universitaire, explique Philippe Hohl, directeur des risques naturels pour les inondations et les rivières dans le canton de Vaud. Pour un prix total de 70 millions de francs, il s'agirait d'élargir le fond du fleuve et les galeries passant sous la route cantonale voisine. Un tunnel souterrain sera également creusé de Jouxtens, quelques kilomètres plus haut, à Dorigny pour mieux évacuer les eaux de l'ouest de Lausanne. "C'est un gros investissement, mais une inondation coûterait beaucoup plus cher", déclare Yann Jeannin, responsable du site Web de l'université. Le projet devrait être étudié au début de 2020.

Près du Rhône, les écoles sont en danger


Carte des risques naturels montrant la plaine du Rhône entre Fully et Riddes (VS).

Sur les 100 écoles suisses exposées à un risque élevé d'inondation, 33 se trouvent en Suisse romande, dont 21 en Valais. Dans la plaine du Rhône, potentiellement menacée par les ruptures de plongées dues au vieillissement, de nouvelles écoles et de nouveaux quartiers ont été construits dans les zones les plus exposées aux risques d'inondation. C'est le cas à Vétroz, où l'eau peut monter de deux mètres. Ou Complètement: le complexe scolaire est clairement visible depuis les plongées, qui sont soumises à des travaux urgents en raison du risque de rupture. Ces deux municipalités ont procédé à des exercices d'évacuation. À Massongex, l’école et les écoles de village se trouvent à quelques mètres d’un quartier menacé par une inondation qui pourrait être dévastatrice en raison de la vitesse actuelle. Les travaux de renforcement de la digue doivent commencer cet été.

Sur Genolier, un danger inattendu


Extrait de la carte des aléas naturels avec la zone de danger modérée en jaune.

Les nouvelles cartes des catastrophes naturelles révèlent parfois des risques sous-évalués ou non remarqués. C'est le cas à Genolier (VD), où le risque d'inondation est limité et affecte le chemin de fer et la clinique privée qui domine le village. Le problème vient du ruisseau voisin La Joy, qui peut déborder en cas de forte pluie. "Lors de la création de cartes de chats naturels en 2005, cette crique n'était pas répertoriée", a déclaré Yves Châtelain, spécialiste de la protection contre les inondations dans le canton de Vaud. Déjà exposé à un débordement périodique, le ruisseau peut causer des inondations beaucoup plus importantes dans le cas d'une tempête de cent ans et au-delà. Des discussions initiales ont eu lieu avec les municipalités de Genolier et d'Arzier en vue de la création d'une zone inondable en amont de la clinique. Coût total estimé: env. 800 000 francs. La clinique de Genolier précise que les bâtiments situés chez les patients "sont hors du périmètre potentiellement inondé" et qu'elle est en contact avec les autorités municipales.

L'Université de Genève donne naissance à l'eau


Au bord de ?? Le patrimoine montre la pièce de couleur des poches possibles d'inondation à l'intérieur des bâtiments.

L'un des points chauds de la région de Genève sur la carte des risques naturels du canton se trouve au centre-ville. Deux bâtiments universitaires situés au bord de l’Arve, Uni-Mail et l’ancienne école de médecine, contiennent de petites poches qui risquent d’être inondées. Le risque est qu'une rivière de la rivière, gonflée par la pluie ou la neige, repousse les eaux souterraines à l'intérieur des bâtiments. Ce phénomène s'était déjà produit en 2015 dans le bâtiment des sciences, un peu en aval. Un autre scénario, une augmentation de l'héritage qui sortirait du lit et envahirait rapidement les bâtiments. "En cas d'inondation, nous avons une stratégie qui serait intégrée à la gouvernance de la crise gérée par l'État", assure Sandro Doudin, directeur du département bâtiment, logistique et sécurité de l'université. Celles-ci incluent des plans d'évacuation consistant à installer du matériel scientifique et des livres rares aux étages. Le personnel travaille rarement dans des sous-sols menacés d’inondation.
(NXP)

Créé: 01.06.2019, 08:12

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